«A aucun moment, je n'ai senti que ma place de no 1 pouvait être en danger !», a déclaré Benaglio, qui semble ne pas avoir été effleuré par le doute une seule seconde. «Je suis très critique envers moi-même. Je plaide coupable sur le premier but contre le Luxembourg, poursuit-il.
Je dois arrêter ce coup-franc. Sur le second, Willi Weber (ndlr: l'entraîneur des gardiens de l'équipe de Suisse) me décharge de toute responsabilité. C'est un duel un contre un. J'ai la malchance que le ballon file entre mes jambes».
Une histoire de chance?
Et si tout était une question de chance ? Cette réussite qu'il a su forcer avec Wolfsburg ne l'a guère accompagné avec l'équipe de Suisse. On se souvient de cette parade fantastique en 2007 à Düsseldorf contre l'Allemagne sur une tête de Ballack qu'il repoussait sur le poteau. Mais Kuranyi était plus prompt que les défenseurs suisses et pouvait ouvrir le score.
«C'est vrai, je n'ai pas eu trop les poteaux avec moi en sélection, glisse-t-il. Je sais qu'il me manque encore un «big save» pour être en droit de répondre à mes détracteurs. Il s'agit vraiment d'une question de réussite. J'aborde mes matches avec l'équipe de Suisse de la même manière que ceux que je dispute en Bundesliga. Pour moi, il n'y aucune différence, aucun blocage».
Le départ de Burgener sans conséquence
Le départ d'Erich Burgener, qui avait beaucoup milité pour sa titularisation à l'EURO, ne l'a pas affecté. «Je garde un très grand souvenir de ma collaboration avec Erich Burgener, souligne-t-il.
Willi Weber a amené une nouvelle philosophie de travail. Elle me convient. Nous formons depuis quatre jours un nouveau trio de gardiens avec Jakupovic et Wölfli. Tout se passe très bien entre nous même si je sais qu'Eldin et Marco rêvent de prendre ma place».
Si Benaglio sort le grand jeu samedi contre la Lettonie et mercredi contre la Grèce, la problématique du gardien de l'équipe de Suisse risque bien d'être figée pendant des années. On rappellera que le Zurichois n'est âgé que de 25 ans.


